Serveurs et hébergement

Certificat pour sous‑domaines : en ai‑je besoin ?

Un certificat couvre une adresse précise, pas toutes vos adresses. Quand il en faut un qui couvre tout, et le piège de la clé unique.

Certificat pour sous-domaines : un grand cadenas étoilé relié en pointillés à trois adresses sécurisées

Le sujet apparaît dès qu’on ajoute une seconde adresse au site : une boutique, une copie de test, un espace client. Le certificat en place ne la couvre pas, et le navigateur affiche un avertissement.

Ce que couvre un certificat ordinaire

Exactement les adresses qui y sont inscrites, en général votre domaine avec et sans les trois w. Rien d’autre.

Une adresse comme boutique.votre‑site.fr n’est pas couverte, et un visiteur qui s’y rend voit un avertissement de sécurité en pleine page. Beaucoup rebroussent chemin à ce stade.

Le certificat qui couvre tous les sous‑domaines

Il couvre d’un coup toutes les adresses du même niveau : boutique, espace client, copie de test, et celles que vous créerez plus tard sans avoir à y penser.

Il ne couvre pas les niveaux inférieurs, ce qui surprend souvent : une adresse à deux niveaux de sous‑domaines demande un certificat supplémentaire.

Un certificat couvre les adresses qu’il nomme. Rien de plus, quelle que soit la ressemblance des noms.

En ai‑je besoin ?

Pour un site vitrine avec une seule adresse, non. Le certificat gratuit standard, renouvelé automatiquement, suffit et fait exactement le même travail.

Il devient utile à partir de trois ou quatre sous‑domaines, ou quand vous en créez régulièrement. En dessous, un certificat par adresse est plus simple, et gratuit lui aussi.

Le piège de la clé unique

Un certificat couvrant tout repose sur une seule clé privée. Si un seul de vos serveurs est compromis, c’est la sécurité de toutes vos adresses qui est en cause, y compris celle de la boutique.

C’est la raison pour laquelle je ne le recommande pas quand les sous‑domaines sont hébergés à des endroits différents ou administrés par des personnes différentes.

Faut‑il payer ?

Rarement. Les certificats gratuits, y compris ceux couvrant les sous‑domaines, offrent exactement le même niveau de chiffrement que les certificats payants. Le cadenas est identique et le visiteur ne voit aucune différence.

Ce qui se paie, ce sont des garanties commerciales et des vérifications d’identité renforcées, utiles à une banque, sans objet pour un site d’entreprise. Une ligne de facture de plusieurs dizaines d’euros par an pour un certificat mérite donc une question.

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