PerformanceCombien doit peser une page aujourd’hui ?
Le poids moyen d’une page a triplé en dix ans sans que les connexions suivent partout. Les repères, et ce qui pèse vraiment.

Une page moyenne dépasse aujourd’hui deux mégaoctets. Ce n’est pas une norme à atteindre : c’est une dérive à laquelle il n’y a aucune raison de participer.
Les repères utiles
- Moins de 500 kilooctets : excellent, et parfaitement atteignable sur un site vitrine.
- Autour d’un mégaoctet : correct pour une page riche en images.
- Au‑delà de deux : il y a presque toujours une image non redimensionnée ou un script inutile.
Ce qui pèse, dans l’ordre
Les images, très loin devant tout le reste. Puis les polices de caractères, souvent chargées en six variantes quand deux suffisent. Puis les scripts extérieurs, dont on sous‑estime toujours le nombre.
Sur la plupart des sites que je reprends, une seule image représente plus que tout le code de la page.
L’erreur la plus fréquente
Une photographie de quatre mille pixels de large, affichée dans un cadre de huit cents. Le navigateur télécharge tout, puis réduit. Le visiteur paie la différence en temps d’attente.
Ce qui ne se voit pas dans le poids
Le nombre de requêtes. Quarante fichiers de dix kilooctets coûtent plus cher que deux fichiers de deux cents, à cause du temps d’établissement de chaque connexion.
Comment mesurer en une minute
Ouvrez les outils de développement de votre navigateur, onglet réseau, et rechargez. Le total s’affiche en bas. C’est gratuit, immédiat, et cela suffit à voir l’essentiel.
Sur le même sujet : Les polices web ralentissent‑elles un site ? · Qu’est‑ce qu’un CDN, et en ai‑je vraiment besoin ?
Cette question vous concerne ?
Décrivez‑moi votre situation en deux lignes. Je vous donne mon avis, sans engagement.
Réponse sous 24 h · Premier échange offert