Emailing et SMS

À qui a‑t‑on le droit d’envoyer une newsletter ?

La règle change selon qu’il s’agit d’un particulier, d’un client déjà connu ou d’une adresse professionnelle. Ce que prévoit la réglementation française, sans excès de prudence ni de laxisme.

Trois profils de destinataires reliés à une newsletter par des flèches différentes, l’une pleine, une autre en pointillé

Avant d’ajouter une adresse à votre liste, une question mérite d’être posée clairement : avez‑vous le droit de lui écrire ? La réponse dépend du type de destinataire, et la réglementation française trace des lignes assez précises.

La règle générale : le consentement d’abord

Pour un particulier, la prospection par courriel suppose en principe un consentement donné à l’avance, spécifiquement pour recevoir vos messages. Une case cochée pour une autre raison, ou une adresse récupérée sans lien avec votre activité, ne suffit pas à fonder cet envoi.

L’exception du client déjà connu

Un client qui a déjà acheté chez vous peut, selon les règles admises par la CNIL, recevoir une newsletter sur des produits ou services de nature similaire, sans nouveau consentement explicite, à condition d’en avoir été informé au moment de la collecte de son adresse et de pouvoir se désinscrire facilement à chaque message.

Le cas particulier des adresses professionnelles

Une adresse professionnelle nominative, liée à la fonction de la personne dans son entreprise, bénéficie d’un cadre plus souple lorsque le message concerne son activité professionnelle. Le droit de s’opposer à tout moment reste néanmoins la règle, quelle que soit la situation. Ce cadre plus souple ne s’étend pas à une prospection sans rapport avec la fonction de la personne, ni à une adresse générique d’entreprise utilisée pour un autre motif.

En cas de doute sur une situation précise, mieux vaut demander un avis fondé plutôt que de se fier à une habitude entendue ailleurs : les règles évoluent, et une prospection mal fondée peut être signalée aussi bien par le destinataire que par votre propre outil d’emailing.

Le consentement se demande une fois, mais le droit de dire non doit rester ouvert à chaque message, sans exception.

  • Un lien de désabonnement clair, présent dans chaque envoi, sans obstacle ni compte à créer.
  • Une trace du consentement ou de la relation client, gardée quelque part, en cas de question.
  • Une adresse retirée dès qu’une personne se désinscrit, sans attendre le prochain envoi.

Je vérifie ces points avec vous avant toute campagne, car une règle mal appliquée pèse sur la réputation de vos envois autant que sur votre conformité. C’est un contrôle que j’intègre à vos envois d’e‑mails et de SMS.

Sur le même sujet : Les envois qui partent tout seuls, et qui rapportent · Que mettre dans l’e‑mail de bienvenue ?

Cette question vous concerne ?

Décrivez‑moi votre situation en deux lignes. Je vous donne mon avis, sans engagement.

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