Cadre légalÀ qui appartient vraiment votre site ?
Payer pour la création d’un site ne suffit pas toujours à en détenir tous les droits. Ce que dit le droit d’auteur quand aucun écrit ne l’a précisé.

Vous avez payé pour la création de votre site : il vous appartient, forcément. C’est ce que pensent la plupart des chefs d’entreprise, et ce n’est pas toujours exact.
Payer une prestation ne transfère pas automatiquement les droits
En droit français, l’auteur d’une création, qu’il s’agisse d’un code, d’un graphisme ou d’un texte, conserve en principe ses droits d’auteur sur ce qu’il a produit, même après avoir été payé pour le réaliser. Le paiement rémunère la prestation ; il ne transfère pas automatiquement la propriété intellectuelle de ce qui a été créé. Sans une clause écrite qui organise précisément cette cession, le prestataire reste, en principe, titulaire des droits sur le site qu’il a conçu.
Ce que cela change concrètement
Dans les faits, la plupart des prestataires sérieux prévoient cette cession dans leur contrat, et la question ne se pose jamais. Le risque apparaît surtout avec un contrat vague, verbal, ou rédigé rapidement sans cette clause : en cas de désaccord, celui qui a créé le site peut, en théorie, s’opposer à ce qu’un autre le modifie ou le reprenne. Cela reste une situation à traiter avec prudence, car les circonstances précises font toute la différence, et un professionnel du droit reste le mieux placé pour trancher un cas concret.
- Vérifier que le contrat mentionne explicitement une cession de droits, pas seulement une prestation.
- Demander qui reste titulaire des droits sur le graphisme, les textes et les développements spécifiques.
- Garder cette question en tête aussi pour les créations reçues d’un ancien prestataire.
- Faire confirmer par écrit tout accord resté seulement verbal jusque‑là.
Sans clause de cession, la propriété d’un site ne se présume jamais : elle se prouve, par un écrit.
Le cas des créations sur mesure
La question se pose avec le plus d’acuité pour les éléments réalisés spécifiquement pour vous : un graphisme original, un développement sur mesure, des textes rédigés pour votre activité. Un thème ou une extension standard, utilisés tels quels, restent soumis à leur propre licence, distincte de la question de la cession. Faire la différence entre ce qui a été créé pour vous et ce qui a simplement été installé évite bien des confusions.
Sur chaque projet, je précise par écrit à qui appartiennent le code et les créations réalisées, pour que la question ne se pose jamais après coup. C’est une clause que je détaille dans le cadre légal de votre site, avant même de commencer à construire.
Sur le même sujet : Faire accepter ses CGV au bon moment de la commande · Un client ne paie pas : la mise en demeure
Cette question vous concerne ?
Décrivez‑moi votre situation en deux lignes. Je vous donne mon avis, sans engagement.
Réponse sous 24 h · Premier échange offert