Performance

Comment alléger une page d’accueil trop chargée ?

C’est presque toujours la page la plus lourde du site, et celle par laquelle personne n’entre. Ce qu’il faut retirer, dans quel ordre, et ce qu’on gagne réellement.

Alléger la page d’accueil : une page encombrée de blocs, les éléments inutiles jetés à la corbeille, et une page épurée validée

La page d’accueil concentre tout ce que le site a accumulé : le grand visuel, le diaporama, la carte, le fil des réseaux sociaux, les logos des partenaires, et souvent une vidéo qui se charge sans qu’on la regarde.

Pourquoi commencer par elle ?

Parce qu’elle sert de vitrine à toutes les mesures, et parce qu’elle est la plus visible en interne. Mais il faut savoir une chose avant de s’y mettre : sur un site qui a du contenu, la page d’accueil n’est jamais la porte d’entrée principale.

Les visiteurs venus d’une recherche arrivent directement sur la page qui répond à leur question. C’est pourquoi je mesure toujours sur une page intérieure réelle, en plus de l’accueil : c’est elle qui reflète l’expérience du plus grand nombre.

La page d’accueil est la page la plus soignée du site et la moins visitée en premier.

Ce qu’il faut retirer en premier

  • Le diaporama. Il charge toutes ses images alors qu’une seule est vue, et les mesures montrent depuis longtemps que les diapositives au‑delà de la première ne sont presque jamais regardées.
  • La vidéo en lecture automatique. Elle pèse plusieurs mégaoctets avant le moindre clic. Une image de couverture cliquable rend le même service.
  • Le fil des réseaux sociaux. Il ouvre des connexions vers un autre domaine, charge son propre code, et affiche souvent une publication d’il y a huit mois.
  • La carte interactive. Très lourde pour ce qu’elle rend. Une image cliquable qui ouvre l’application de navigation suffit.
  • Les polices décoratives utilisées une seule fois, pour un titre.

Ce qu’il faut garder mais différer

Tout ce qui se trouve sous la ligne de flottaison peut attendre que le visiteur y arrive. Les images en particulier : seule la première visible doit être chargée sans délai, les autres se chargent à mesure du défilement.

Attention à l’exception, elle est importante : la première image visible ne doit jamais être différée. La retarder dégrade directement le temps d’affichage du contenu principal, c’est‑à‑dire la mesure même qu’on cherche à améliorer.

Combien peut‑on gagner ?

Sur les pages d’accueil que je reprends, le poids se situe couramment entre trois et six mégaoctets. Le ramener sous le mégaoctet est un objectif réaliste, sans rien retirer de ce que le visiteur regarde réellement.

Le gain se lit sur le temps d’affichage du contenu principal, pas sur la note d’un outil. Passer de quatre secondes à moins de deux change le comportement des visiteurs ; passer d’une note de 72 à 78 ne change rien.

Par où je commence en pratique

Par la mesure du poids réel, élément par élément, dans le navigateur. La liste des fichiers téléchargés, triée par taille décroissante, désigne le coupable en trente secondes, et il est rarement celui qu’on soupçonnait.

Dans la majorité des cas, trois fichiers représentent à eux seuls plus de la moitié du poids de la page. Les traiter suffit à obtenir l’essentiel du gain.

Sur le même sujet : Combien de temps un visiteur accepte‑t‑il d’attendre ? · Faut‑il compresser les fichiers de son site ?

Cette question vous concerne ?

Décrivez‑moi votre situation en deux lignes. Je vous donne mon avis, sans engagement.

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