Serveurs et hébergement

Comment sauvegarder correctement un site ?

Les deux éléments à sauvegarder, où les stocker, à quelle fréquence, et pourquoi une sauvegarde jamais restaurée ne vaut rien.

Sauvegarder un site : la page du site copiée vers une base de données par un engrenage automatique, puis une coche

Tout le monde dit en avoir. Presque personne ne les a testées. Or une sauvegarde qui ne se restaure pas n’est pas une sauvegarde : c’est un fichier qui rassure.

Que faut‑il sauvegarder ?

Deux choses, et les deux sont indispensables :

  • Les fichiers : thème, extensions, images, documents.
  • La base de données : textes, produits, commandes, réglages.

Une sauvegarde qui ne contient que l’un des deux ne permet pas de remonter le site. C’est l’erreur la plus fréquente, et on ne la découvre qu’au pire moment.

Où faut‑il les stocker ?

Ailleurs que sur le serveur. Une sauvegarde rangée à côté du site disparaît avec lui en cas d’incident sur la machine, et se retrouve chiffrée avec lui en cas de rançongiciel.

La règle communément admise se retient facilement : trois copies, sur deux supports différents, dont une hors du site.

À quelle fréquence ?

La bonne question est plutôt : combien de travail acceptez‑vous de perdre ?

  • Site vitrine, peu modifié : une fois par semaine.
  • Site avec blog actif : une fois par jour.
  • Boutique en ligne : chaque jour au minimum, et avant toute intervention.

Sur une boutique, une journée perdue, ce sont des commandes que vous ne pourrez plus honorer, et des clients qui ont payé sans trace.

Une sauvegarde jamais restaurée est une hypothèse, pas une garantie.

Comment vérifier qu’elles fonctionnent ?

Une fois par trimestre, restaurez‑en une sur un environnement de test. C’est le seul moyen de savoir. Les mauvaises surprises classiques sont connues :

  • l’archive est incomplète parce que le serveur a coupé au bout de trente secondes ;
  • la base est là, mais vide ;
  • la restauration exige une version payante de l’extension qui a fait la sauvegarde.

Les sauvegardes de l’hébergeur suffisent‑elles ?

Elles constituent un filet, pas une politique. Souvent limitées à sept jours, parfois payantes à la restauration, et vous ne maîtrisez ni leur fréquence ni leur contenu.

Gardez‑les, mais ayez les vôtres.

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