Automatisation et IA

L’IA peut‑elle traduire mon catalogue ?

Le niveau est bon, et ce n’est pas la question. Ce qu’elle traduit bien, ce qu’elle rate systématiquement, et la méthode qui divise le coût par trois.

L’IA peut-elle traduire mon catalogue : une fiche produit passe par un globe et ressort en trois fiches, une par langue

La qualité des traductions automatiques a changé de nature ces dernières années. Le débat ne porte plus sur leur niveau, mais sur ce qu’on leur confie.

Ce qu’elle traduit très bien

Tout ce qui est descriptif et factuel : dimensions, matières, compositions, modes d’emploi, conditions générales. Sur ce registre, le résultat est directement utilisable après une relecture rapide.

C’est précisément la partie la plus volumineuse d’un catalogue, et la plus fastidieuse à faire traduire par un humain.

Ce qu’elle rate

  • L’argumentaire, c’est‑à‑dire ce qui donne envie. Elle produit du correct et du plat, là où il faudrait du convaincant.
  • Le vocabulaire de votre métier, qu’elle traduit par le terme courant et non par celui qu’emploie la profession.
  • Les unités et les conventions : tailles, pointures, formats de date, séparateurs de décimales.
  • Les expressions, traduites littéralement, avec un résultat parfois comique.
  • Le registre : le vouvoiement français ne se transpose pas mécaniquement d’une langue à l’autre.

Une traduction automatique n’est jamais fausse. Elle est plate, et sur une fiche produit, plat veut dire invendu.

La méthode qui fonctionne

Traduire automatiquement, puis faire relire par quelqu’un dont c’est la langue maternelle. Le coût est divisé par trois par rapport à une traduction complète, et le résultat tient.

On concentre la relecture là où elle rapporte : les vingt produits qui font l’essentiel des ventes, les pages de service, le tunnel de commande. Le reste du catalogue peut rester en traduction relue rapidement.

Le glossaire, à faire avant

Établissez la liste des termes de votre métier avec leur traduction validée, et imposez‑la à l’outil. Sans cela, le même mot est traduit de trois façons différentes selon les fiches, et votre catalogue devient incohérent.

C’est une heure de travail au départ, et c’est ce qui distingue un catalogue traduit d’un catalogue passé à la moulinette.

Et le référencement dans l’autre langue ?

C’est la limite la plus sérieuse. Une traduction, même excellente, reproduit les mots que vous employez, pas ceux que cherchent les acheteurs de ce pays.

Sur les quelques pages qui comptent vraiment, il faut donc vérifier les expressions réellement utilisées là‑bas, et adapter. Aucune traduction, humaine ou non, ne fait ce travail spontanément.

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