Mesure d’audienceUn tableau de bord d’une seule page avec Looker Studio
Looker Studio rassemble GA4 et la Search Console sur une seule page, gratuite et toujours à jour. Ce qu’il faut y mettre, et surtout ce qu’il faut laisser dehors.

L’interface de Google Analytics 4 est déroutante pour qui ne l’ouvre qu’une fois par mois. Les rapports sont nombreux, les menus changent, et on finit par ne plus rien regarder. Looker Studio, l’outil gratuit de Google pour construire des tableaux de bord, règle ce problème : il rassemble sur une seule page les quelques chiffres qui comptent, toujours à jour.
Ce que Looker Studio sait faire
Il se branche sans rien installer sur plusieurs sources grâce à des connecteurs natifs : GA4, la Search Console, un tableur Google Sheets. Il affiche les données sous forme de chiffres, de courbes ou de tableaux, et chaque graphique se met à jour tout seul. Une fois la page construite, elle se partage par un simple lien, comme un document.
Des connecteurs tiers existent pour Matomo ou pour les réseaux sociaux, mais ils sont souvent payants. Commencez par les sources gratuites, qui couvrent l’essentiel.
Ce qu’il faut mettre sur la page
- En haut, trois ou quatre chiffres seulement : les visiteurs, les conversions qui vous concernent, le taux de conversion, et les clics venus de Google.
- Une courbe sur treize mois, pour comparer chaque mois au même mois de l’année précédente.
- La répartition du trafic par canal : recherche, réseaux sociaux, direct, sites référents.
- Les dix pages qui amènent le plus de monde, et les dix requêtes Search Console qui les font apparaître.
Un tableau de bord utile tient sur un écran. S’il faut faire défiler, c’est qu’on y a mis ce qu’on ne regardera jamais.
Les pièges à éviter
Le premier est de tout mettre. Un tableau de bord n’est pas un rapport exhaustif : chaque graphique doit répondre à une question que vous vous posez vraiment. Le deuxième est de mélanger les sources sans le dire. La Search Console compte des clics, GA4 des sessions, et les deux ne coïncident jamais : titrez clairement chaque bloc avec sa source.
Le troisième tient à la période de conservation. GA4 ne garde les données détaillées que deux ou quatorze mois selon le réglage : pour une comparaison sur plusieurs années, il faut exporter régulièrement vers un tableur ou vers BigQuery. Une page bien construite se regarde en cinq minutes et ne se retouche presque plus. C’est souvent le premier livrable que je remets dans la mesure d’audience d’un site.
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