Conversion et e‑commerce

Le bandeau cookies fait‑il fuir les visiteurs ?

Il coûte des visiteurs, et pas toujours autant qu’on le croit. Ce qui se perd vraiment, et comment le réduire sans se mettre en faute.

Bandeau cookies : une page recouverte d’un bandeau de consentement, deux visiteurs qui restent et un troisième qui s’en va

Un bandeau de consentement est une porte à franchir avant d’entrer. La question n’est pas de savoir s’il coûte quelque chose : c’est de savoir combien, et ce qu’on peut faire.

Ce qu’il coûte réellement

Peu de visiteurs partent à cause du bandeau lui‑même. Ce qui se perd, c’est la mesure : une partie de vos visiteurs refuse, et disparaît de vos statistiques.

Le trafic réel ne baisse pas ; le trafic mesuré, si. Beaucoup de commerçants confondent les deux et croient à une chute.

Ce qui aggrave la perte

  • Un bandeau qui masque toute la page au lieu d’occuper un bandeau bas.
  • Un refus rendu plus difficile que l’acceptation — ce qui n’est d’ailleurs pas conforme.
  • Un chargement lent : le bandeau apparaît après le contenu, et fait sauter la page.
  • Un affichage sur chaque visite, faute d’enregistrer le choix.

Le bandeau ne fait pas fuir. C’est le bandeau mal posé, qui saute au visage trois secondes après l’arrivée, qui fait fuir.

Le cas où il n’est pas nécessaire

Un site qui ne pose aucun traceur autre que ceux nécessaires à son fonctionnement n’a pas besoin de demander un consentement. C’est plus fréquent qu’on ne le croit sur un site vitrine.

Ce qu’il faut mesurer avant de conclure

Le taux d’acceptation, et l’écart entre les commandes réelles et celles vues par vos statistiques. Ces deux chiffres disent tout, et personne ne les regarde.

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