Audit et diagnostic

Quels documents demander à la livraison d’un site ?

Six éléments à réclamer le jour de la livraison, pendant que la relation est bonne. Ce que vous pouvez exiger, et ce qui ne se récupère plus après.

Documents de livraison : un site livré, puis quatre documents validés, les accès, le domaine, le code et le contrat signé

La livraison d’un site se solde en général par un courriel : « c’est en ligne ». C’est le moment où il faut demander ce qui vous manquera dans deux ans, et c’est aussi le seul moment où l’obtenir est facile.

Les six éléments à réclamer

  • Les accès, à votre nom. Le bureau d’enregistrement du domaine avec vous comme titulaire, l’hébergement, l’administration du site, la messagerie, et les comptes de mesure.
  • Une sauvegarde complète, remise sur un support que vous conservez : fichiers et base de données.
  • La liste des extensions et des licences, avec leur date de renouvellement et leur coût annuel.
  • La documentation de ce qui est sur mesure : ce qui a été codé spécialement, et où cela se trouve.
  • Le plan des adresses, s’il y a eu une refonte : quelle ancienne page mène à quelle nouvelle.
  • Une facture détaillée, qui distingue la prestation des licences et des abonnements refacturés.

Un prestataire sérieux ne se rend pas indispensable par les accès. Il le devient par la qualité de son travail.

Pourquoi la liste des licences compte autant

C’est l’élément le plus souvent absent, et celui qui produit les mauvaises surprises. Un site livré avec quatre extensions premium coûte chaque année le renouvellement de ces quatre licences, et personne ne vous l’a dit.

Quand elles expirent, elles ne s’arrêtent pas : elles cessent simplement de recevoir des mises à jour, sans que rien ne le signale. Vous découvrez le sujet des mois plus tard, à l’occasion d’une faille.

Que peut‑on exiger, exactement ?

Le site que vous avez payé vous appartient, et les données qu’il contient sont les vôtres. Un prestataire peut légitimement conserver ses propres outils internes ; il ne peut pas vous priver de votre domaine, de votre hébergement ni de vos données.

Le mieux est de l’écrire avant, dans le devis ou dans un simple échange de courriels. Un échange écrit vaut engagement, et il évite d’avoir à négocier au pire moment.

Et si le site est livré depuis longtemps ?

Demandez quand même, en une phrase neutre : « pouvez‑vous me confirmer que le domaine est bien à mon nom, et me transmettre les accès ». Une demande faite dans une relation qui va bien n’a rien d’agressif.

C’est infiniment plus simple que la même demande faite le jour où vous voulez changer de prestataire, et incomparablement plus simple que le jour où il n’est plus joignable.

À quoi ressemble une livraison correcte ?

Un document d’une page ou deux suffit. Il énumère les accès, les licences, les échéances, et ce qui a été fait de particulier. Il n’a pas besoin d’être élégant, il a besoin d’exister.

C’est ce document qui permet à quelqu’un d’autre de reprendre le site sans repartir de zéro. Son absence est, à elle seule, un indicateur de la façon dont le travail a été mené.

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