PrestaShopComment gérer les précommandes et les ruptures ?
Vendre ce qu’on n’a pas est possible, encadré, et risqué. Ce que la loi impose sur le délai, et le réglage qui évite les commandes impossibles à honorer.

Une rupture n’oblige pas à retirer un produit. Elle oblige à choisir ce que la boutique fait à sa place, et ce choix a des conséquences légales autant que commerciales.
Les trois comportements possibles
- Refuser la vente : le produit reste visible, le bouton d’achat disparaît. C’est le réglage par défaut, et le plus sûr.
- Autoriser la commande : le client achète et attend. À ne faire que si vous maîtrisez le délai de réapprovisionnement.
- Proposer une alerte : le client laisse son adresse et sera prévenu du retour. C’est le meilleur compromis, et le moins utilisé.
Une rupture bien affichée ne fait pas fuir. Une rupture découverte au panier, si.
Ce que la loi impose
Dès lors que vous vendez à un particulier, vous devez indiquer une date de livraison, ou à défaut un délai. Ce n’est pas facultatif, et « dès que disponible » ne remplit pas cette obligation.
Si le délai annoncé n’est pas tenu, le client peut demander l’annulation et le remboursement complet. D’où l’intérêt d’annoncer un délai large plutôt qu’optimiste : tenir une promesse prudente vaut mieux que rater une promesse flatteuse.
Le réglage qui évite les mauvaises surprises
La commande à l’aveugle, autorisée sur l’ensemble du CSV : les pièges à connaître »>catalogue, est ce que je désactive en premier sur les boutiques que je reprends. Elle produit des commandes impossibles à honorer, sur des références dont le fournisseur ne fabrique plus.
Le bon usage est produit par produit : autorisée sur ce que vous réapprovisionnez régulièrement, refusée partout ailleurs.
L’alerte de retour en stock
C’est le levier le plus rentable de ce sujet, et il est presque toujours absent. Un client qui laisse son adresse pour être prévenu est un client dont l’intention d’achat est établie : le taux de transformation de ces messages est très supérieur à celui d’une lettre d’information ordinaire.
Une condition, cependant : le message doit partir le jour même du retour en stock. Trois jours plus tard, le client a acheté ailleurs.
Ce qu’il faut surveiller
Les produits en rupture depuis très longtemps. Ils occupent la navigation, faussent les statistiques, et donnent l’impression d’une boutique mal tenue. Au‑delà de quelques mois sans réapprovisionnement, la question n’est plus la rupture : c’est de savoir si la référence a encore sa place au catalogue.
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